Le Marvillois, les artisans bouchers-charcutiers à Montmedy 55

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Article du 31/01/2020

Circuit court et business, ça fonctionne - Article de l'Est Républicain du 31 janvier 2020


L'entreprise Le Marvillois, qui a déménagé en septembre dernier à Montmédy dans un bâtiment neuf, est l'exemple d'une société qui prospère en favorisant les circuits courts. Un pari osé qui satisfait tout le monde, notamment les éleveurs locaux.


« On a réussi à le faire, ça marche je vous assure ! », se réjouit Bertrand Monteil qui dirige l’entreprise de salaisons, charcuteries artisanales et boucherie au détail Le Marvillois qui a déménagé à Montmédy depuis septembre 2019. « Faut défendre nos paysans ! », rien de péjoratif dans la bouche de ce fils de vétérinaire de la cité qui a racheté cette société fondée il y a 27 ans en 2010. Une entreprise implantée jusqu’alors à Saint-Jean-lès-Longuyon.

Des éleveurs locaux satisfaits

Depuis 2016, l’homme a basé son projet d’entreprise sur le circuit court. « J’appréhende bien le milieu paysan, j’avais envie de profiter de mon activité professionnelle pour favoriser les circuits courts et mettre en valeur le travail des éleveurs ». Un pari osé qui a pu susciter quelques interrogations mais qui se révèle aujourd’hui gagnant, gagnant-gagnant surtout.

Preuve en est un chiffre d’affaires passé de 800 000 € en 2016 à 2,4 millions € l’année dernière. L’entreprise embauche aujourd’hui 18 personnes, contre 5 en 2016. Il en recrutera 3 de plus d’ici l’été.

Le Marvillois travaille avec des professionnels situés à moins de 10 km de chez lui, comme Patrick Lanher et Pierre Fleury, éleveurs de bovins ou Charles Robert, éleveur d’agneaux. « C’est devenu une famille, on partage et tout le monde s’y retrouve, c’est donnant-donnant », indique Patrick Lanher. Une réussite exemplaire qui est remontée jusqu’aux oreilles du préfet, Alexandre Rochatte, qui, accompagné du sous-préfet Benoît Vidon et d’élus de la Communauté de communes de Montmédy, est venu visiter les installations flambant neuves de l’entreprise installée dans la zone artisanale du Bossu-Pré.

« Les bâtiments sont modernes mais on travaille à l’ancienne », indique Bertrand Monteil qui a joué les guides.

Tradition et modernité

Charlotte sur la tête, surchaussures et tunique de protection sur les épaules, tout le monde est ainsi élégamment entré à la découverte des différents ateliers de transformation de la viande. Une viande que le Marvillois récupère tout près de là, à l’abattoir belge de Virton où les éleveurs amènent eux-mêmes leurs animaux, ceci afin de limiter le stress animal. « Le bâtiment a été conçu pour limiter les trajets », indique le directeur.

La matière première arrive dans une grande salle où les épaules qui arrivent entières vont être nettoyées des nerfs et tendons. Puis direction l’atelier de transformation, équipé de matériel toujours récent (moins de 6 ans). Du matériel pensé pour réduire la pénibilité au travail. Une réflexion engagée à toutes les strates de l’entreprise, « on a aucun absentéisme, ni arrêt maladie, ni accident du travail », indique le patron.

À côté l’atelier de cuisson offre, lui, la garantie d’une cuisson traditionnelle, en marmites, « comme faisaient nos grands-parents ! ». Faire du bon, du sain, du local, c’est le leitmotiv de l’entrepreneur. La viande prend ensuite la direction d’une salle qui va faire descendre sa température très rapidement, ceci afin de tuer les bactéries. Autre opération essentielle, le fumage. Là aussi à l’ancienne avec du bois de hêtre local.

Après un temps de séchage, la viande est soigneusement emballée en barquettes puis expédiée. L’entreprise étant particulièrement bien implantée dans les établissements scolaires meusiens, notamment le collège de Thierville impliqué dans la démarche « sans colorant, sans conservateur », les lycées de Stenay, de Verdun et jusqu’au lycée Poincaré de Nancy. Le Marvillois travaille également avec la grande distribution, essentiellement les indépendants comme le magasin Leclerc de Verdun.

« Tout ce dont on a besoin c’est de reconnaissance »

« Ça fait plaisir d’avoir le sentiment d’exister un petit peu », note l’éleveur de bovin de Fresnois, Patrick Lanheur. Un sentiment de fierté que nombre d’agriculteurs ont perdu ces dernières années, souvent isolés dans leurs fermes. « C’est important parce que l’agri-bashing, le marasme paysan on est en plein dedans », souligne Bertrand Monteil. Cette collaboration récente avec Le Marvillois a notamment permis à ces éleveurs de se découvrir. En effet, « on se côtoie peu entre agriculteurs ». Le directeur du Marvillois prend aussi le temps présenter les éleveurs à ses clients. « Je les emmène avec moi voir la grande distribution, ça leur permet d’appréhender aussi ce monde-là .»

Bertrand Monteil va également réaliser une vidéo dans laquelle les éleveurs vont expliquer leur ressenti par rapport à leur métier. Patrick Lanheur, agriculteur depuis 40 ans, sera le premier à s’exprimer, avant de céder la parole à ses jeunes collègues Charles Robert et Pierre Fleury.

Objectif : lutter contre le marasme ambiant dans le monde paysan. « Moi je l’ai vu, Patrick, quand je l’ai rencontré il y a un an. Il n’avait pas le sourire comme ça», se souvient Bertrand Monteil.  «Tout ce dont on a besoin, c’est de reconnaissance, affirme Patrick Lanheur.  Il faut que les jeunes arrivent à partager la passion pour leur métier, parce qu’on ne fait pas ça pour l’argent. »

Des problèmes financiers souvent à la source de nombreux problèmes de couples au sein des familles d’agriculteurs, qui conduisent certains à l’irréparable. Et ça, Bertrand Monteil l’a bien compris. Contribuer à valoriser le travail des agriculteurs est à la source de sa motivation, même s’il assume le côté business des choses. Une reconnaissance qui passe par une satisfaction du consommateur bien sûr. « Quand je suis allé à la cantine au collège de Thierville, un gamin de 14 ans est venu me voir après le repas et m’a dit : "Super ton agneau, c’est une tuerie !" Ça, ça fait plaisir ! », sourit Charles Robert. D’où la volonté « de refaire découvrir la ferme aux écoliers », affirme Patrick Lanheur.

Par Richard RASPES - Le Républicain Lorrain


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